Site : L'Europe à la Une

Parce que l’Europe peut parfois apparaître comme complexe, inaccessible ou peu perceptible, notre rôle à «L’Europe à la Une®», cabinet de consulting, de lobbying, de services juridiques et de relations publiques en affaires européennes, est de vous aider à : anticiper, prévenir et influencer ; vous adapter ; vous développer. Pour connaitre l'ensemble de nos prestations rendez-vous sur notre site ici.

Interventions

Jeudi 4 décembre 2008

L'IPSE organise son 7ème Colloque professionnel sur le thème de "L'intérêt général mission affirmée des organismes mutualistes et paritaires de protection sociale."


L'Europe à la Une conclura les travaux de la matinée.


Programme :


7ème colloque professionnel Ipse

L’intérêt général : mission affirmée des organismes mutualistes et paritaires de protection sociale

 

Vendredi 5 décembre 2008

 

programme conducteur

 

08h45 accueil des participants

09h00    Allocution de bienvenue, par Jean Castagné, Conseiller du Directeur Général d’AG2R - La Mondiale

09h10   Présentation des enjeux du 7ème Colloque professionnel, par Dominique Boucher, Délégué général de l’Ipse

un 7ème colloque dans la continuité de l’objet général des colloques professionnels Ipse

développement de la problématique du colloque

09h20 introduction et animation des débats, par François Charpentier, Journaliste

Présentation des participants

Organisation du débat

09h30 intervention de Dominique Libault, Directeur de la sécurité sociale

09h50 table ronde

Quelles contraintes à observer par ces opérateurs ?

Comment se situent ces intervenants au regard des règles du marché ?

09h50               Jean-Jacques Marette, Directeur général Arrco-Agirc

10h05               Paul Grasset, Directeur général de Pro-BTP

10h20               Daniel Lenoir, Directeur général de la Mutualité française

10h35               Guillaume Sarkozy, Délégué général du groupe Malakoff Médéric

 

10h50               Débats à la tribune avec l’animateur

11h30               Débats avec les participants

12h30   Regard européen et conclusion de Marie-José Fleury, Fondatrice de L'Europe à la Une, consultante en matières européennes


Par Fleury
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Mardi 14 octobre 2008
La section locale de Cabourg du Mouvement européen-France organise, samedi 18 octobre 2008, à la salle des fêtes de Varaville une soirée débat autour de :

Jean-Paul Gauzes, député européen sur le thème "Député européen : pour quoi faire"

et

Marie-José Fleury de L'Europe à la Une sur le thème de "la Présidence française de l'Union européenne",

sous la présidence d'honneur de Mrs J. Letorey, maire de Varaville et de X. Madelaine, conseiller général du Calvados.

Pour plus de renseignements et s'inscrire :

Mouvement européen France section de Cabourg
35 avenue Pasteur
BP 41
14 390 Cabourg
Tél : 06 83 68 52 74

Compte-rendu



Par Fleury
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Mardi 24 juin 2008
(suite de l'artile publié le 30 avril 2008)

Thème 3 : L’Europe et ses citoyens

On a beaucoup reproché au traité constitutionnel de ne pas être suffisamment social. Qu’en est-il du traité de Lisbonne ?

L’Union européenne comme Communauté humaine et de valeurs [1]

Alors que pour la Convention, il était fondamental que le citoyen se reconnaisse dans ce projet et avait donc conçu une sorte de Pacte européen des citoyens de l’Europe unie et élargie repris par la CIG de 2004 : L’Union européenne y était définie comme une Union des citoyennes et citoyens et des États d’Europe. En effet, l’article I. 1 alinéa 1 du traité établissant une Constitution établissait « Inspirée par la volonté des citoyens et des États d’Europe de bâtir leur avenir commun… ». Ainsi, la double filiation de l’Union européenne était établie : les citoyens, les peuples et les États. De tout cela, il ne subsiste rien si ce n’est la référence à la citoyenneté européenne[2] et au fait que les citoyens européens sont représentés par le Parlement européen.

Pour la première fois dans l’histoire de l’Union, les valeurs de justice, de solidarité et d’égalité notamment entre les hommes et les femmes, de non-discrimination et des droits des personnes appartenant à des minorités sont mentionnées de façon explicite. Cette référence aux valeurs fondatrices n’est pas seulement déclaratoire mais à une dimension opérationnelle notamment en cas de non respect, de violation (article 7 du traité sur l’Union européenne, Titre II relatif à la suspension des droits résultant de l’appartenance à l’Union européenne).

Les objectifs de l’Union incluent, entre autres, le développement durable en précisant que celui-ci se fonde sur « une économie sociale de marché visant le plein emploi et le progrès social », tout comme la promotion d’autres objectifs sociaux : justice, égalité, protection sociale, solidarité entre les générations…Les Services d’intérêt général (SIG) n’y figurent pas mais leur base juridique a été renforcée dans le sens d’une action européenne (article 14 du titre II du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne)[3]. Un protocole sur les services d’intérêt général a été ajouté. A la demande de la BCE et des ministres de l’Économie et des finances, « la stabilité des prix » a été ajoutée à côté d’« une croissance économique équilibrée ». Il n’est plus fait référence à un concurrence libre et non faussée. En revanche, un protocole sur le marché intérieur et la concurrence a été ajouté.

La Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, déjà proclamée, à Nice en décembre 2000, certes en catimini grâce au Royaume-Uni. La pierre angulaire de ce Pacte européen des citoyens de l’Union européenne élargie reposait donc sur l’intégration de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne dans la Constitution dans sa partie II. Cette partie avait été l’enjeu de débats et de cristallisations notamment pour le Royaume-Uni farouchement hostile à son intégration et à lui conférer une quelconque valeur juridique. Des concessions lui avaient été faîtes notamment la référence aux commentaires joints élaborés par le secrétariat du praesidium de la Convention chargée d’élaborer la Charte tels que modifiés par la Convention sur l’avenir de l’Union européenne. L’essentiel à retenir est que cet ajout ne modifie en rien la valeur juridique de la Charte. Donc, finalement, la Charte est évoquée dans le traité sur l’Union européenne au titre I consacrée aux dispositions générales, à article 6. Elle devrait être proclamée solennellement par les trois institutions de l’Union européenne et être publiée très rapidement dans la série législative des Journaux officiels de l’Union européenne.

Il est adjoint un protocole n°7 concernant la clause d’exclusion du Royaume Uni et de la Pologne vis-à-vis de la Charte. Le nouveau gouvernement polonais pourrait vouloir revenir sur cette orientation.

Ceci revient à reconnaître qu’il existe deux catégories de citoyens dans l’Union européenne.

Le texte prévoit aussi que « l’Union adhère à la CEDH (…) ». Toutefois, conformément à l’article 188 N § 8, l’accord sur l’adhésion à la CEDH sera conclu par le Conseil statuant à l’unanimité et moyennant la ratification des États-membres. Cela relativise la perspective d’une telle adhésion.

 

La citoyenneté européenne y est reprise. Elle figure dans le traité sur l’Union européenne (titre II, article 8) ainsi qu’à l’article 17 ter du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. « Est citoyen de l’Union toute personne ayant une nationalité d’un État-membre ».

 L’initiative citoyenne a été reprise dans le traité sur l’Union européenne à l’article 8B alinéa 4 du titre II consacré aux principes démocratiques. Elle est organisée puisque la Commission pourra, si un million de citoyens issus d’un nombre significatif d’États-membres [4] l’estime nécessaire, être invitée à déposer une proposition d’acte juridique.

 
D’autres évolutions positives permettent de rapprocher le citoyen de l’Europe.

 

Pour un renouvellement du contrat de progrès économique et social

 
Quelques progrès en matière sociale

 Le texte du traité sur l’Union européenne au titre II consacre les principes d’égalité démocratique et de la démocratie représentative et participative. La vie associative et la liberté d’échanger des opinions sur tous les domaines d’action de l’Union sont garanties. Il est prévu un dialogue ouvert, transparent et régulier avec les associations représentatives et la société civile et les organisations religieuses. Il consacre le statut des « consultations » menées par la Commission des partenaires sociaux, des églises, du médiateur européen.

Dans le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, au titre IX « politique sociale » figurent la reconnaissance du rôle des partenaires sociaux et du dialogue social européen dans le respect de leur autonomie [5]. C’est un résultat positif (si l’on mesure le chemin parcouru pour l’obtenir…) qui aidera au développement d’un système européen de relations sociales. C’était l’une des revendications essentielles de la Confédération européenne des syndicats (CES) qu’elle a portée sans relâche jusqu’à son obtention. Il est aussi reconnu que « le Sommet social tripartite pour la croissance et l’emploi contribue au dialogue social ».

Une clause sociale dite « horizontale » est instaurée en début de traité sur le fonctionnement de l’Union européenne : « Dans la définition et la mise en œuvre de ses politiques et actions, l’Union prend en compte les exigences liées à la promotion d’un niveau d’emploi élevé, à la garantie d’une protection sociale adéquate, à la lutte contre l’exclusion sociale ainsi qu’à un niveau élevé d’éducation, de formation et de protection de la santé humaine ». Elle peut laisser perplexe essentiellement car elle ne signifie pas une mise en cohérence. En effet, la clause horizontale fait référence à un «niveau d’emploi élevé» et non au « plein emploi » tel que mentionné à l’article 3 du traité sur l’Union européenne et à l’article 127 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne ou encore à une «protection sociale adéquate » contre la seule mention de la protection sociale (article 3 du traité sur l’Union européenne) et « niveau élevé d’éducation » alors qu’elle n’est pas mentionné dans les objectifs.

Cette clause est importante en ce que toutes les politiques de l’Union européenne et les décisions qui en découlent devront en tenir compte. Il en va de même vis-à-vis de toute discrimination.

Fin de la conférence :

Pour finir et pour résumer : Pourquoi ce Traité, à quoi sert-il, quel est son objectif ?

Avec la chute du mur de Berlin, les événements du 11 septembre 2001, la mondialisation, c’est tout l’environnement de l’Union qui change. Le traité de Nice est le dernier traité de cette ère là. Les changements concernent aussi l’interne avec le vieillissement démocratique, le chômage persistant (pour certains). Les réponses à ces changements ne manquent pas comme la stratégie européenne de Lisbonne pour une Europe de la connaissance avant qu’elle ne soit rebaptisée stratégie européenne pour la croissance et l’emploi sensée parler davantage aux citoyens européens. Puis, c’est le doute qui s’empare des Européens. A une adhésion implicite au projet européen succède une adhésion critique dont l’expression ultime ont été les deux NON aux référenda français et néerlandais et le récent vote négatif en Irlande.

Pour D. Reynié, c’est la fin du tryptique fondateur : Paix, démocratie et prospérité dont les promesses ont été tenues. Il convient de ne pas oublier l’acquis.

Depuis la mondialisation, c’est la refondation du projet européen qui est à discuter. Ce que demande les Européen, c’est que l’Europe organise la résistance face à la mondialisation, se défende et réussisse la mondialisation. Le nouveau traité est-il cette refondation attendue, de même les débats qui s’ouvrent sur le budget, les priorités des politiques de l’Union (PAC) mais aussi le Comité des Sages…


ANNEXES :

Répartition des sièges au Parlement européen

Pays

Sièges actuels

Traite de Nice

Nouvelle réforme

Allemagne

99

96

96

France

78

72

74

Royaume-Uni

78

72

73

Italie

78

72

73

Espagne

54

50

54

Pologne

54

50

51

Roumanie

35

33

33

Pays-Bas

27

25

26

Grèce

24

22

22

Portugal

24

22

22

Belgique

24

22

22

Hongrie

24

22

22

R.Tchèque

24

22

22

Suède

19

18

20

Autriche

18

17

19

Bulgarie

18

17

18

Danemark

14

13

13

Slovaquie

14

13

13

Finlande

14

13

13

Irlande

13

12

12

Lituanie

13

12

12

Lettonie

9

8

9

Slovénie

7

7

8

Estonie

6

6

6

Chypre

6

6

6

Luxembourg

6

6

6

Malte

6

6

6

Total

785

736

750



[1] Cf L’appel du président de la Convention aux responsables politiques européens « Les citoyens disent oui à notre Constitution ne leur répondez pas non ».

* Résultat du sondage réalisé par la Commission européenne par Taylor Nelson SOFRES/EOS Gallup entre les 23 et 29 juin auprès de plus de 25 000 citoyens représentant chaque pays de l’Union élargie :

55% des citoyens de l’Union européenne n’ont jamais entendu parler de la Convention sur l’avenir de l’Europe ;

68% sont favorables à une Constitution européenne  et 83% à un référendum

[2] La citoyenneté européenne a été introduite par le traité de Maastricht.

[3] Un protocole n°9 sur les services d’intérêt général est adjoint au traité modificatif.

[4] La loi européenne établira le minimum d’États-membres requis.

[5] Les accords-cadres européens sont désormais considérés comme des actes non législatifs (règlement ou décision européenne). Ceci permet à la fois  la seule consultation du Parlement européen et aussi de limiter les recours éventuels concernant la représentativité des partenaires sociaux européens (article III-106 (2)). ?

Par Fleury
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Mardi 24 juin 2008
(suite de l'article publié le 30 avril 2008)

De même, la majorité qualifiée se substitue à l’unanimité dans de nombreux domaines. Lesquels ? Quels sont les domaines pour lesquels l’unanimité reste la règle ?

L’unanimité est maintenue entre autres :

* en matière sociale[1] : certains aspects de la protection sociale[2], la protection des travailleurs en cas de résiliation du contrat de travail, la représentation et la défense collective des intérêts des travailleurs et des employeurs, y compris la cogestion ;

* la fiscalité ;

*les finances (ressources propres) et cadre financier pluriannuel[3]  ;

* le droit de vote aux élections municipales et européennes ;

* les mesures environnementales votées actuellement à l’unanimité ;

* la négociation et la conclusion d’accords dans le domaine du commerce des services culturels et audiovisuels « lorsque ceux-ci risquent de porter atteinte à la diversité culturelle et linguistique de l’Union » et aussi dans le domaine du commerce des services sociaux, d’éducation et de santé, « lorsque ceux-ci risquent de perturber gravement l’organisation de ces services au niveau national et de porter atteinte à la compétence des États-membres pour la fourniture de ces services » ;

* les mesures nécessaires pour combattre toute discrimination.

La nouveauté réside dans une clause passerelle ou évolutive (article 33 du traité sur l’Union européenne) permettant aux États-membres de décider, à l’unanimité, de passer au vote à la majorité qualifiée et/ou d’étendre la codécision à des domaines jusque là non couverts[4] .

Une procédure dite du « frein d’urgence » est instaurée dans le cadre d’un vote à la majorité qualifiée. Il s’agit de la possibilité pour un État-membre s’estimant pénalisé de s’opposer à un projet et de demander l’arbitrage du Conseil européen. Son utilisation signifie la suspension de la procédure. Dès lors, le Conseil européen dispose d’un délai de 4 mois pour :

-          soit renvoyer le projet au Conseil, ce qui met fin à la suspension de la procédure ;

-          soit demander à la Commission de soumettre un nouveau projet, l’acte initialement proposé étant réputé non adopté.

 

Le Parlement européen :

 Brigitte Fouré répondra le plus souvent. Une question vous sera posé concernant les parlements nationaux : il faut dire aussi que les parlements nationaux auront un rôle à jouer dans les prises de décisions européennes. J’ai notamment entendu parler d’un mécanisme d’alerte précoce… ?

Les principes de subsidiarité et de proportionnalité ont donné lieu à un protocole concernant leur application et leur contrôle notamment et surtout par les parlements nationaux. Ceux-ci seront en mesure d’alerter publiquement les institutions européennes, mais aussi leur propre gouvernement, sur toute proposition qui ne leur paraîtrait pas respecter le respect du principe de subsidiarité.

Le délai pour examiner les projets d’actes législatifs communautaire et donner un avis sur le principe de passe de 6 à 8 semaines.

Le traité prévoit un mécanisme de contrôle renforcé du respect du principe de subsidiarité, permettant aux parlements nationaux de faire échouer des propositions de la Commission qui ne le respecteraient pas. Il faudrait pour cela qu’une majorité des parlements présente un avis motivé au législateur européen (Conseil et Parlement) et obtienne le soutien de 55 % des États-membres et/ou d’une majorité d’eurodéputés.

Ils se verront conférer le pouvoir de saisir en fin de procédure, la Cour de Justice de l’Union européenne.

Toutefois, ce nouveau rôle ne permet pas aux assemblées nationales de disposer d’un pouvoir de blocage des propositions législatives de la Commission (article 8 TUE + protocole 1 & 2).

 De même, en matière d’admission de nouveaux États-membres, les parlements nationaux sont informés de toute nouvelle demande. (en France, le secrétaire d’État JP Jouyet lors de son audition devant le Comité E. Balladur sur la réforme des institutions s’est prononcé en faveur de la suppression de l’article 88-5 de la Constitution française relatif à la consultation systématique par référendum du peuple français sur toute nouvelle adhésion).

 


La Commission européenne :

Le traité de Lisbonne prévoit-il des changements pour la Commission européenne ?

La Commission s’inscrit dans un « triangle institutionnel » comprenant le Parlement européen, qui est la voix des peuples de l’Union, le Conseil de l’Union, qui est la voix des gouvernements des États membres, et la Commission, qui est la voix de l’intérêt supranational de l’Europe.

Créée par le traité de Rome instituant la Communauté économique européenne (1957), son fonctionnement et sa structure s’inspirent de la Haute Autorité (CECA, 1951.

 
Définition

La Commission européenne remplit, au sein de l’Union européenne quatre fonctions essentielles :

elle applique le droit européen : la Commission joue le rôle de « gardienne » des traités. Elle doit veiller avec la Cour de justice à ce que le droit européen soit appliqué correctement dans tous les États membres;

elle gère et applique les politiques et le budget de l’Union européenne : en tant qu’organe exécutif de l’UE, la Commission est chargée de la gestion et de l’application du budget de l’UE (sous l’oeil attentif de la Cour des Comptes) et des politiques (notamment la politique de la concurrence) et programmes (en particulier Intereg et Urban adoptés par le Parlement et le Conseil).

• Elle soumet des propositions au Parlement et au Conseil : la Commission est investie d’un droit d’initiative. Elle est seule responsable de l’élaboration des propositions de nouveaux actes législatifs européens qu’elle soumet au Parlement et au Conseil. Elle est le « moteur » de la politique européenne.

Elle représente l’Union européenne sur la scène internationale, par exemple en négociant des accords entre l’UE et d’autres pays.

 
Ces missions font de la Commission la représentante des intérêts supranationaux de l’Union.

 

Composition

Sur le plan de sa composition, la Commission est un collège rassemblant des commissaires choisis en raison de leur compétence générale et offrant toutes garanties d’indépendance. Selon le traité, ceux-ci « exercent leurs fonctions en pleine indépendance, dans l’intérêt général de l’Union européenne. Dans l’accomplissement de leurs devoirs, ils ne sollicitent ni n’acceptent d’instruction d’aucun gouvernement ni d’aucun organisme. Ils s’abstiennent de tout acte incompatible avec le caractère de leurs fonctions. Chaque État membre s’engage à respecter ce caractère et à ne pas chercher à influencer les membres de la Commission dans l’exécution de leur tâche. Les membres de la Commission ne peuvent, pendant la durée de leurs fonctions, exercer aucune autre activité professionnelle, rémunérée ou non. Ils prennent, lors de leur installation, l’engagement solennel de respecter, pendant la durée de leurs fonctions et après la cessation de celles-ci, les obligations découlant de leur charge, notamment les devoirs d’honnêteté et de délicatesse quant à l’acceptation, après cette cessation, de certaines fonctions ou de certains avantages. »

 

Les membres de la Commission sont nommés pour une durée de cinq ans, renouvelable (depuis 1994, le mandat des commissaires européens est aligné sur celui des parlementaires européens). Le Conseil réuni au niveau des chefs d’États ou gouvernements désigne d’un commun accord, la personnalité qu’ils envisagent de nommer président de la Commission.

Depuis le traité de Nice signé en février 2001, la désignation de ce président se fait à la majorité qualifiée (environ 72 % des voix), et non plus à l’unanimité, comme c’était le cas auparavant. Le Président désigné est approuvé par le Parlement européen.

Ensuite, les gouvernements, d’un commun accord avec le président désigné, adoptent la liste des autres personnalités qu’ils envisagent de nommer membres de la Commission – chaque État membre ayant fait des propositions.

Depuis l’entrée en vigueur du traité de Maastricht (novembre 1993), le président et les autres membres de la Commission sont soumis, en tant que collège, à un vote d’approbation du Parlement européen. Ce n’est qu’après cette investiture que le président et les autres membres de la Commission sont définitivement nommés par les gouvernements des États membres (à la majorité qualifiée). Il faut signaler que seul le Parlement européen peut, en votant une motion de censure, provoquer la démission automatique de la Commission.

Les récents traités ont introduit des changements progressifs importants dans le fonctionnement de la Commission. En particulier, le président du collège a vu son pouvoir renforcé non seulement dans la désignation de ses collègues commissaires, mais également dans l’impulsion politique. Une nouvelle disposition précise en effet que « la Commission remplit sa mission dans le respect des orientations politiques définies par son président, qui décide de son organisation interne afin d’assurer la cohérence, l’efficacité et la collégialité de son action ».

Le traité de Nice, signé en février 2001, a été plus loin en permettant au président d’obtenir la démission de l’un de ses collègues en cas de manquement grave à ses responsabilités. De même, il revient au président de structurer et de distribuer les responsabilités incombant à la Commission entre les commissaires, et il lui est permis de remanier ces responsabilités en cours de mandat (démission de la Commission J. Santer en 1999).

 


Les contours de la Commission

 
Jusqu’au 1er mai 2004, elle était composée de 20 commissaires (deux commissaires pour chacun des États membres les plus peuplés et un pour chacun des autres États.

Lorsque les dix nouveaux États membres ont adhéré à l’UE ; le 1er mai 2004, le nombre de commissaires est passé à 30.

 
A partir du 1er novembre 2004, ce nombre est passé à 25, un par pays puis 27 à l’entrée le 1er janvier 2007 de la Bulgarie et la Roumanie

 
A ce stade, le Conseil fixera à l’unanimité le nombre maximal de commissaires. Ce nombre devra impérativement être inférieur à 27 et leur nationalité sera déterminée par un système de rotation équitable pour tous les pays (protocole sur l’élargissement).


Ce que prévoit le traité de Lisbonne :

Le projet prévoit une modification du processus de désignation du Président de la Commission. En tenant compte des élections au Parlement européen, le Conseil européen, statuant à la majorité qualifiée, proposerait un candidat. Celui-ci serait élu par le Parlement européen à la majorité de ses membres soit 376 voix sur 750 membres.

Si le candidat n’est pas élu, le Conseil européen proposerait un nouveau candidat dans un délai d’un mois, et selon la même procédure (art.I-27).

Le Traité de Lisbonne renforce donc considérablement les liens entre le Président de la Commission et le Parlement européen. Le Président est dorénavant élu par le Parlement européen - ce qui doit logiquement conduire le Conseil à prendre en compte la majorité parlementaire issue des élections. En même temps, la forte majorité exigée pour le vote du Parlement européen (la moitié des membres), devrait assurer l'élection d'un candidat consensuel en excluant, en pratique, qu'il soit élu par les voix d'un seul groupe politique.

Cette procédure d'élection a également pour effet de rehausser le profil politique du Président tant à l'intérieur du collège que vis-à-vis des autres institutions. De même, son image dans l'opinion publique pourra s'en trouver renforcée si - comme il est probable - les partis politiques européens désignent chacun leur futur candidat à la présidence de la Commission dans le cadre de leur campagne pour les élections européennes.

De plus, à partir du 1er novembre 2014, le nombre de commissaires serait réduit. Il serait équivalent aux deux-tiers (2/3) du nombre des États membres, soit 18 membres dans une Union à 27.

Le Conseil européen, statuant à l’unanimité, pourrait toutefois modifier le nombre des commissaires. Le collège serait composé du président de la Commission, du Haut représentant de l'Union (l’un des vice présidents) et de commissaires européens sélectionnés selon un système de rotation égalitaire entre les États membres.

Le Conseil, en accord avec le Président de la Commission et à partir de propositions des États membres établirait la liste des personnalités qu’il envisage de nommer. La Commission en tant que collège serait soumise à un vote d’approbation du Parlement européen. Elle serait ensuite nommée officiellement par le Conseil européen.

 

Quelques réflexions 

Les innovations du Traité de Lisbonne relatives au Président de la Commission tendent donc à un renforcement de son rôle, avec toutefois les limitations suivantes :

- la création d'une Présidence permanente du Conseil européen et d'un Haut représentant (Président du Conseil des Affaires étrangères et Vice-président de la Commission) relativise le rôle du Président de la Commission dans la définition des grandes orientations politiques de l'Union européenne, ainsi que dans le domaine de la PESC ;

- l'autorité du Président de la Commission sur le collège demeure limitée par le fait qu'il ne dispose pas du libre choix des commissaires (comme le proposait la Convention) - et que le collège (au moins 27 membres jusqu'en 2014) semble devoir conserver son mode actuel de fonctionnement où les décisions sont prises par des votes à la majorité des membres et non pas sur la base d'un consensus dégagé par le Président ;

- le resserrement du lien politique entre le Président de la Commission et le PE - qui, désormais, l'élit - peut affecter positivement ou négativement l'équilibre des relations triangulaires PE/Conseil / Commission que doit gérer, en première ligne, le Président. Au mieux, cela pourrait renforcer sa responsabilité et son autonomie - au pire provoquer la paralysie du collège.

Le critère de rotation égalitaire est dangereux pour la Commission elle-même pour son poids et son autorité à l’avenir.(Il a été pris en raison des PECOs qui n’auraient pu concevoir qu’un commissaire de leur nationalité ne fasse pas partie de la Commission européenne. Se libérer de Moscou pour dépendre de Bruxelles ? et aussi des perspectives des prochains élargissements.

Ainsi, VGE a estimé qu’une Commission ne comportant pas de membre allemand ou français ou britannique et dans laquelle les représentants des petits pays seraient majoritaires n’aurait pas de légitimité à délibérer à la majorité.

Avec le principe de rotation égalitaire, Malte, Chypre, le Monténégro auront au sein de la Commission le même poids que l’Allemagne. Ce qui autorise quelques doutes sur le poids politico-institutionnel futur de cette institution.


 




[1]  Le projet de traité maintient le vote à la majorité qualifiée en matière de sécurité sociale des travailleurs migrants (article 42 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne), la possibilité pour un Etat-membre de s’opposer à un projet et demander l’arbitrage du Conseil européen (frein d’urgence) est maintenue.

[2] Les prescriptions minimales en matière de modernisation des systèmes de protection sociale.

[3] La CIG a inscrit l’unanimité non seulement pour le plafond des ressources propres mais aussi pour les modalités. Pour le cadre financier pluriannuel, la CIG maintient l’unanimité avec la possibilité de recourir à la « clause passerelle ».

[4] Pour l’ensemble des dispositions sur les politiques européennes.

Par Fleury
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Mardi 24 juin 2008
(Suite de l'article publié le 30 avril 2008)

Thème 2 : L’Union Européenne en action

Encore une fois, pour bien comprendre les changements apportés par le Traité de Lisbonne, j’ai envie de vous demander comment fonctionnent les institutions européennes aujourd’hui (avec le traité de Nice) ? Quel est le processus décisionnel ?

Proposition de la Commission, transmise au Conseil et au Parlement européen, adoptée par codécision 95 % des cas).

Le Conseil des ministres :

Avec le Traité de Lisbonne, quels seront les principaux changements ?

Le Conseil de l’Union européenne

Le Conseil représente les gouvernements des États membres, le Parlement représente les peuples européens, et la Commission représente l’intérêt européen.


Définition

Le Conseil de l’Union européenne est l’institution au sein de laquelle se réunissent les ministres des gouvernements nationaux des États membres. C’est elle qui dispose du pouvoir de décision, pouvoir partagé, dans un certain nombre de cas, avec le Parlement européen.

Le Conseil est formé par un représentant de chaque État membre au niveau ministériel, habilité à engager le gouvernement de cet État. La composition du Conseil peut varier en fonction des sujets traités.

 
Depuis 2002, une liste de neuf formations du Conseil a été arrêtée :

1. Affaires générales et relations extérieures

2. Affaires économiques et financières

3. Justice et affaires intérieures

4. Emploi, politique sociale, santé et consommateurs

5. Compétitivité (marché intérieur, industrie et recherche)

6. Transports, télécommunications et énergie

7. Agriculture et pêche

8. Environnement

9. Éducation, jeunesse et culture.

 
Le Conseil a six responsabilités essentielles :

- il adopte la législation européenne. Une grande partie de la législation de l’UE est adoptée conjointement par le Conseil et le Parlement européen. En règle générale, le Conseil agit uniquement sur proposition de la Commission et cette dernière a la responsabilité de faire en sorte que la législation européenne, une fois adoptée soit correctement appliquée;

- il coordonne les grandes orientations des politiques économiques des États membres ;

- il conclut des accords internationaux entre l’UE et un ou plusieurs pays ou organisations internationales ;

- il approuve le budget de l’UE de concert avec le Parlement européen ;

- il définit la politique étrangère et de sécurité de l’UE ;

- il coordonne la coopération entre les instances judiciaires et les forces de police nationales en matière pénale.

 
Le Conseil est assisté dans son travail par le Coreper (Comité des représentants permanents, composé de diplomates). En règle générale, les décisions du Conseil sont prises à la majorité qualifiée ce qui améliore l’efficacité de son fonctionnement.

 
Depuis le 1er mai 2004, une majorité qualifiée est atteinte :

- si une majorité d’États membres donne son approbation (dans certains cas, une majorité des deux tiers), ET

- si un minimum de 232 voix est exprimé en faveur de la proposition.

Tout État membre peut en outre demander la confirmation que les voix favorables représentent au moins 62 % de la population totale de l’Union. S’il s’avère que ce critère n’est pas respecté, la décision ne sera pas adoptée.

Toutefois, dans certains domaines politiques « sensibles » (politique étrangère et de sécurité commune, sécurité sociale, fiscalité, l’asile et l’immigration…), le Conseil doit se prononcer à l’unanimité.

Chaque État membre y dispose d’un droit de véto.

Une critique régulièrement adressée au Conseil concerne la mauvaise coordination des orientations politiques de ses différentes formations. En principe, il revient au Conseil Affaires générales de garantir cette coordination, mais en pratique cette coordination fait souvent défaut.

 
Pour pouvoir calculer une majorité qualifiée, chaque pays dispose d’un certain nombre de voix, pondéré en fonction notamment de l’importance de sa population, mais également de « critères politiques » non écrits.

Depuis sa création, l’Europe accorde une importance plus que proportionnelle aux États membres les moins peuplés. Dans l’Europe des Six, cela permettait aux trois « petits » pays (Belgique, Pays-Bas, Luxembourg) de compter autant, même plus, qu’un des trois « grands » pays (Allemagne, France, Italie). Mais les élargissements successifs, et en particulier la perspective d’adhésion des pays d’Europe centrale et orientale, ont changé cet équilibre global : en effet, dans la grande Europe des Vingt-sept,on ne comptera que six grands pays (les trois précités plus le Royaume-Uni, l’Espagne et la Pologne) contre vingt et un moyens ou petits pays. C’est cette perspective qui a abouti à une modification de la pondération des voix lors du sommet européen de Nice en décembre 2000.

Depuis le 1er novembre 2004, les États membres (en ce compris les nouveaux États) disposent respectivement du nombre de voix suivant :

Signalons enfin que la présidence du Conseil est exercée à tour de rôle par chaque membre du Conseil pour une durée de six mois.


Ce que prévoit le Traité de Lisbonne

Le Conseil de l’Union européenne prendrait le nom de Conseil des ministres ou Conseil.

La formation du Conseil Affaires générales et Relations extérieures serait scindée en Conseil Affaires étrangères, présidé par le ministre des Affaires étrangères de l’Union européenne, et Conseil des Affaires générales. Le Conseil des Affaires générales assurerait la cohérence des travaux des différentes formations du Conseil. Le Conseil des Affaires étrangères élaborerait l’action extérieure de l’Union selon les lignes stratégiques fixées par le Conseil européen et assurerait la cohérence de l’action de l’Union.

La présidence des formations du Conseil, à l’exception de celle des Affaires étrangères, serait assurée par des groupes prédéterminés de trois États membres, composés par rotation égale des États, pour 18 mois. Chaque membre du groupe assurerait la présidence de ces formations du Conseil à tour de rôle.

La présidence semestrielle, supprimée au niveau du Conseil européen, serait donc maintenue pour le Conseil des ministres, sauf pour le Conseil Affaires étrangères.

Chaque session du Conseil se composerait de deux parties : les délibérations sur les actes législatifs de l’Union et les activités non législatives. Le Conseil siègerait en public lorsqu’il délibèrerait et voterait sur un projet d’acte législatif.


Le Conseil des ministres vote les lois proposées par la Commission à la majorité qualifiée, avec un système de double majorité. Pouvez-vous nous expliquer ce que l’on entend par majorité qualifiée et double majorité ?

Dans bon nombre de matières, le traité a prévu que les décisions sont prises à la majorité qualifiée, c'est-à-dire qu'elles requièrent plus de voix que la majorité simple. Mais en ce cas, il n'y a plus égalité des droits de vote. Chaque pays dispose d'un certain nombre de voix selon sa population (article 205, paragraphe 2, CE).

(Avant l'adhésion des 10 nouveaux États membres, la situation était la suivante: Allemagne, France, Italie et Royaume-Uni: dix voix; Espagne: huit voix; Belgique, Grèce, Pays-Bas et Portugal: cinq voix; Autriche et Suède: quatre voix; Danemark, Finlande et Irlande: trois voix; Luxembourg: deux voix. Soit au total 87 voix dont 62 sont nécessaires pour qu'une décision soit acquise. Lorsque le Conseil peut prendre une décision sans proposition de la Commission, une condition supplémentaire doit être remplie: les 62 voix doivent représenter au moins dix États membres).

Avec l'adhésion des 10 nouveaux États membres, le nombre total de voix au Conseil est passé à 124 au cours de la période de transition (1er mai 2004 — 31 octobre 2004). La majorité qualifiée requise est de 88 voix (70,97%).

Dès le 1er novembre 2004, une nouvelle pondération des voix a été introduite et la majorité qualifiée sera obtenue si (avec 27 États membres):

- la décision recueille au moins 255 voix du nouveau total de 345 voix (73,91%),

- la décision est approuvée par une majorité d'États membres, et

- la décision est approuvée par au moins 62% de la population de l'UE (l'observation de ce dernier critère doit être sollicitée par un État membre).

Si une proposition n'émane pas de la Commission, l'adoption d'un acte du Conseil devra recueillir au moins 255 voix, exprimées par au moins deux tiers des membres.

 
Depuis le 1er janvier 2007, l'Union compte 27 États membres et le nombre total de voix au sein du Conseil s'élève désormais à 345. La majorité qualifiée s'établit à 255 voix.

La répartition des voix pour les États qui étaient déjà membres de l'Union avant le 1er janvier 2007 reste inchangée. La France comme les 3 pays les plus peuplés (Allemagne, Italie et Royaume-Uni) continue donc de disposer de 29 voix. La Bulgarie et la Roumanie se voient attribuer respectivement 14 et 10 voix. Le nombre de voix accordé à chaque État membre est en partie proportionnel à son nombre d'habitants.

Répartition des voix :

Allemagne, France, Italie
et Royaume-Uni

29 voix

Espagne et Pologne

27 voix

Roumanie

14 voix

Pays-Bas

13 voix

Grèce, République tchèque,
Belgique, Hongrie et Portugal

12 voix

Suède, Autriche et Bulgarie

10 voix

Slovaquie, Danemark, Finlande,
Irlande et Lituanie

7 voix

Lettonie, Slovénie, Estonie,
Chypre, Luxembourg

4 voix

Malte

3 voix

 Le Conseil des ministres forme avec la Commission et le Parlement le troisième côté du « triangle institutionnel ». Il vote les « lois » proposées par la Commission mais sur la base d’une règle particulière : la « majorité qualifiée ».

 
Qu'est-ce que la « majorité qualifiée »?

La majorité est dite « qualifiée » parce qu’il est apparu, depuis l’origine de la construction européenne, que pour être acceptée et jugée légitime, une décision européenne prise au Conseil des ministres, où siègent les représentants des États, devait recueillir un soutien allant au-delà de la majorité simple (50% des votes plus un) prenant en compte le poids des États.

 
AVANT LE TRAITÉ DE LISBONNE (AVEC LE TRAITÉ DE NICE – 2001)

Calcul de la majorité qualifiée selon un système de pondération des voix:

Les États membres bénéficient d’un certain nombre de voix, en fonction notamment de leur poids démographique.

 
AVEC LE TRAITE DE LISBONNE

Calcul de la double majorité selon deux critères :

État : 55% des États de l'UE (soit à 27, 15 États membres)

Population : 65% de la population de l'UE

Une minorité de blocage doit inclure au moins 4 États membres.

Le système de la double majorité est non seulement plus démocratique mais aussi plus efficace, en comparaison du système inscrit dans le traité de Nice (2001), puisqu'il facilite la formation des majorités et donc la prise de décision, ce qui est essentiel dans une Union composée de 27 États.

L’une des questions considérées comme fondamentales a été la définition du vote à la majorité qualifiée au Conseil. Le vote à la majorité qualifiée a été redéfini et étendu[1] :

Cf article 9C du traité sur l’Union européenne et Protocole sur les dispositions transitoires ainsi que l’article 205 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne

Ø       Jusqu’au 31 octobre 2013, le vote à la majorité qualifiée du traité de Nice s’applique (majorité d’États, de voix et 62% de la population européenne),

Ø       A partir du 1er novembre 2014, la majorité qualifiée se définit comme étant égale à au moins 55% des membres du Conseil comprenant au moins 15 d’entre eux et représentant des États-membres réunissant au moins 65 % de la population de l’Union,

Ø       Cependant, la majorité qualifiée est aussi atteinte si les votes négatifs proviennent de moins de 4 États-membres. Les abstentions ne sont pas prises en compte dans le calcul de la minorité de blocage)l.

Ø       Par dérogation à ce qui précède, la majorité qualifiée est de 72% des Etats représentant toujours 65% de la population chaque fois que la proposition n’émane pas de la Commission européenne ou du Haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité,

Ø        « Le compromis de Ioannina », créé en 1994, qui n’a servi qu’une fois, est incorporé dans le traité : si des membres du Conseil représentant au moins ¾ de la population ou au moins ¾ des États-membres nécessaires pour constituer une minorité de blocage indiquent leur opposition, le Conseil poursuit les discussions pendant un « délai raisonnable » sans mettre en cause les limites de temps imposées par le droit communautaire, en vue de répondre aux préoccupations exprimées par ces États,

Ø       Le Protocole n°10 sur les dispositions transitoires prévoit à l’article 2 qu’  « entre le 1er novembre 2014 et le 31 mars 2017, lorsqu’une délibération doit être prise à la majorité qualifiée, un membre du Conseil peut demander que cette délibération soit prise à la majorité qualifiée telle que définie à l’article 3. Dans ce cas, les § 3 et 4 s’appliquent » ; Les délibérations sont acquises quand elles ont recueilli au moins 255 voix exprimant le vote favorable de la majorité des membres, sur une initiative de la Commission. Dans les autres cas, 255 voix exprimant le vote favorable d’au moins les 2/3 des membres.

 

Force est de constater que la nouvelle version du vote à la majorité qualifiée est plus complexe, qu’elle ne l’a jamais été même avec le traité de Nice ! Pour donner quelque chose à tout le monde, on a fini par ajouter un nombre minimal de 15 États-membres pour le calcul de cette double majorité. De même, la minorité de blocage est fixée au vote négatif de 4 États-membres. On le sait ce n’est pas de cette façon que s’opèrent les votes au sein du Conseil à savoir petits contre grands États-membres. Cette formule vise aussi à permettre aux uns de prétendre avoir imposé 60% des États puisque cela y correspond dans une Europe à 25, à 27. Le minimum de 15 États-membres implique une majorité de 55,56% des États ou la moitié des États plus deux, donnant ainsi satisfaction à d’autres.

Le compromis d’Ioannina est intégré à la demande du gouvernement polonais.


Par Fleury
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Publications

Rapports du CERC :

• « Un devoir national : l'insertion des jeunes non diplômés » dont la contribution personnelle à la partie consacrée à l'expérience du "Royaume-Uni" (chapitres analytiques D, annexe D3) (2008)

• « La cohésion sociale » (2008)

• « Les services à la personne » dont la contribution personnelle à la partie consacrée à "Services à la personne, handicap et dépendance", (Partie II Les grandes familles d'activité, Document A) (2008)

• « La France en transition 1993-2005 » dont la contribution personnelle à la partie consacrée à "La formation et l'égalité des chances" (Partie III Les facteurs affectant la cohésion sociale, Document I) (2006)

• « Aider au retour à l’emploi » (2005)

• « Politiques et institutions allemandes d’aide au retour à l’emploi », Les Papiers du CERC n°1-2005 ;

 
Autres Publications :

• « Ce que la Constitution européenne apporte aux salariés » site Le meilleur du OUI pour le référendum du 29 mai 2005 (suivre ce
lien) ;

• « Les syndicats et la mondialisation », la Revue de l’IFRI n° 47 (2002) ;

• « Bilan et perspectives de l’Europe sociale », Cahiers français, La Documentation française (septembre-octobre 2000).

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novembre 2009 : 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin

 

A l'occasion des célébrations des 20 ans de la Chute du mur de Berlin, découvrez cette vidéo sur les conditions de détention dans les prisons de l'Est Allemagne de l'Est sous la Stasi : cliquer ici. (extrait de "Et pourtant elle tourne" émission de France Inter Jeudi 29 octobre 2009.


Débat


Le Mouvement européen France fête les 20 ans de la chute du mur de Berlin

 

Mercredi 4 novembre 2009 : projection du film « La vie des autres » à 20h à la Maison Heinrich Heine (Cité Universitaire de Paris, 14e arrdt.).
Entrée gratuite. Inscription avant le 2 novembre à : anna@mouvement-europeen.eu.

 

7 novembre 2009 : « 9 novembre 1989,  le big-bang européen ? »
Journée de débats consacrés au XXème anniversaire de la chute du Mur de Berlin et à ses conséquences, organisée par le Mouvement Européen-France et sa section des Hauts-de-Seine, en partenariat avec le magazine L’Histoire et la Ville de Suresnes.
samedi 7 novembre à partir de 8h30
Centre des Landes – Place de l’abbé Stock
Mont Valérien – 92150 SURESNES
Parking gratuit sur place
BUS 160-241-360 : arrêt Cluseret Hôpital Foch
SNCF : arrêt Suresnes Mont-Valérien
TRAM 2 : arrêt Suresnes Longchamp
L’entrée est gratuite sur inscription avant le 1er novembre 2009
à l’adresse : 7novembre@mouvement-europeen.eu

 

Lundi 9 novembre 2009, A l'occasion de l'anniversaire de la chute du mur de Berlin, l'association Jean Monnet Spirit et le Groupe des Belles Feuilles nous invitent à leur "Destroy Party",

lundi 9 novembre 2009, à partir de 20h,

rue Leopold Bellan, Paris 2e.
La rue sera bloquée par un mur en plâtre qui sera détruit au moyen de pioches
Fourni : Musique, boisson, violoncelle, pioche, mur.
A fournir : amitié franco-allemande, huile de coude.

Entrée libre.


Lundi 9 novembre 2009

LA MAISON DE L’EUROPE ET LE P’TIT EUROPEEN PRESENTENT-

« Mon Mur à moi/Die Mauer und ich » , Musiktheater avec Marén Berg.
Une fresque théâtrale et musicale inédite, créée pour le 20ème anniversaire de la Chute du Mur de Berlin en formule « Spectacle+Dîner » (forfait 28 € - 25€ pour les adhérents de la Maison de l'Europe de Paris).
 Réservation obligatoire au 01 47 34 54 37 ou à pei@paris-europe.eu.

lundi 9 novembre 2009 à 20h30 à la Maison de l'Europe de Paris

 

30 novembre 2009 : 20ème anniversaire de la Charte des droits sociaux fondamentaux de l'Union européenne

Conférence conjointe du CESE en partenariat avec l’Association Notre Europe sur "Acquis et pespectives pour l'Europe sociale", à Bruxelles, de 9h30 à 17h30 au Comité Economique et Social Européen :

Pour s'inscrire jusqu'au 20 novembre 2009 :

Conference Unit

99 rue Belliard

B-1040 BRUXELLES

Tél : + 32 (0)2 546 9213/9819

Fax: +32 (0)2 546 9822/9766

 

e-mail: chartesociale@eesc.europa.eu

 

 

10-18 décembre 2009 : Conférence internationale sur le climat à Copenhague sous l’égide de l’ONU


 

Exposition :


Maison de la Poèsie à Paris

Les poètes inventent l'Europe

Tarif pour chaque rencontre 5 €, tarif Pass-Poésie 4 € Rencontres sous la direction de Jacques Darras
29 septembre - 14 novembre 2009
avec l’aide du Centre national du livre
grande salle

 

Théâtre

"L'Européenne", pièce écrite et mise en scène par David Lescot,

11 au 14 novembre 2009 au Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine,

23 au 25 mars au Théâtre universitaire de Nantes,

20 avril à La Halle aux grains de Blois,

 27 au 29 avril au Théâtre de l’Union – Centre Dramatique National du Limousin.

 

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